samedi 16 janvier 2016

L'ALBUM DE LA SEMAINE (27) : "Def Leppard" - DEF LEPPARD

La première émotion, c'est celle de l'événement : Def Leppard n'avait pas sorti de véritable nouvel album depuis 2002 (Yeah! en 2006 était un album de reprises, et Songs From The Sparkle Lounge en 2008, un drôle de collage disparate de chansons inégales et inattendues, ; bref, pas de trademark Def Leppard depuis 15 ans). Et franchement, après les déclarations de Vivian Campbell, qui admettait que les cinq musiciens habitaient aux quatre coins de monde et ne se voyaient que pour répéter avant un happening (l'intégralité de l'abum Hysteria joué à Las Vegas ou le mini-concert à la première de "Rock Of Ages") ou une tournée-souvenir (avec Poison en 2012 ou Kiss en 2014), la vérité se dessinait tristement : Def Leppard n'enregistrerait plus de nouvelles chansons.
Et voilà que cet album déboule dans les bacs, sans crier gare, avec un pré-single incendiaire, "Let's Go", sorte de mash-up de "Pour Some Sugar On Me" et "Let's Get Rocked".
Éponyme comme un album définitif et essentiel, Def Leppard est surtout un best-of de tout ce que le groupe sait faire le mieux, avec un son parfait et des compositions irréprochables. Alors oui, bien sûr, on peut leur reprocher de ne prendre aucun risque, de se reposer sur leurs glorieux acquis et de jouer pour leurs seuls fans. Mais n'est-ce pas ce qu'ils font depuis des années, restant, en ce sens, très honnêtes et cohérents ?
Devançant les critiques, Joe Elliott le disait lui-même : "Les gens attendent du Def Leppard, pourquoi leur donner autre chose ? AC/DC le fait depuis toujours, non ?"
Et en effet, à la première écoute, on le reçoit en pleine gueule : Def Leppard est de retour du futur, Doc !
Et puis, après quelques écoutes, l'enthousiasme retombe un peu et les faiblesses se font plus évidentes. Les ressemblances vraiment trop frappantes avec d'autres morceaux : "Dangerous" et "Promises" (Euphoria, 1999), "Man Enough" et "All Night" (Euphoria, 1999), "We Belong" et "Everyday" (X, 2002), "Wings Of An Angel" et "Foolin'" (Pyromania, 1984) ; plusieurs titres un peu trop bordéliques (merci, Phil Collen ;) : "Sea Of Love", "Energized"...
Reste finalement un album inespéré, plein de beaux moments (les lead vocals des cinq Léopards sur "We Belong", la ballade acoustique "Last Dance"), de bon vieux rock bien retro (années 80, pas années 50, Marty) ("Invicible", "All Time High"), et de plaisir de retrouver des bons copains qu'on connaît tellement bien qu'on se raconte toujours les mêmes trucs.

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