jeudi 9 juillet 2015

VISIONS (18) : PREDATOR/THE CLAIRVOYANT

Le principe :
entremêler 
un film
et
une chanson
qui se complètent.

Vision (18)
PREDATOR/IRON MAIDEN

Cliquez sur l'image pour voir la vidéo sur Vimeo

"Pute de pute de pute de pute, j'ai déjà vu de la merde question brousse pourrie, mais pire que celle-là, faut chercher." Cette réplique culte en dit long sur Predator : ce sera un film d'hommes, des durs-à-cuire-qui-en-ont-vu-d'autres, et il ne faudra pas les emmerder. Jusqu'à ce qu'un extra-terrestre quasi invisible les traque dans la jungle pour les décimer un par un. 
Dans ce "Clairvoyant" d'Iron Maiden, la légendaire basse galopante et l'écriture tout en ruptures de Steve Harris scandent le rythme de cette course-poursuite sans issue ni espoir, comme un cœur affolé prêt à s'arrêter.

mercredi 10 juin 2015

L'ART DE DREW STRUZAN (6) : Les raretés

Dernier épisode des aventures de Drew Struzan au pays des merveilles d'Hollywood. 
Des dessins préparatoires, des crayonnés pour le plaisir, des affiches alternatives, des couvertures de livres, des affiches de festival, etc.


Une des nombreuses affiches alternatives réalisées pour Retour vers le futur

Charlot soldat

Josey Wales
La couverture du roman Star Wars Before The Storm

L'affiche de Cowboys & Aliens pour le Comic-Con de San Diego

Une affiche officielle de E.T., qui n'a pas été beaucoup vue en France

Lui, je ne sais pas trop qui c'est, mais le dessin est sympa, non ? ;)

Frodo

Gandalf le Gris

Tom Cruise dans Le dernier Samouraï

Le monde de LucasFilms

Le nom de la rose

La guerre des abîmes (Raise The Titanic), un improbable film-catastrophe de 1980. Je la mets ici pour le Titanic. 
Schwarzie
Quelques dessins pour l'affiche de Blade Runner



Star Trek : The Next Generation

Superman

Silverado
Une pochette pour les bandes originales de John Williams

Le Magicien d'Oz

X-Files

Et pour finir, des images du maître (qui n'est pas sans ressembler à Dr House, je trouve ;)


Un autoportrait

Parmi ses œuvres à une exposition-rétrospective

Avec son plus grand fan et défenseur, le réalisateur Frank Darabont (La ligne verte, les évadés...)

Avec son autre plus grand fan, le réalisateur Guillermo Del Toro (Hellboy, le labyrinthe de Pan...)


samedi 6 juin 2015

A QUAND UN VRAI PREMIER RÔLE POUR

Carla Gugino

Carla Gugino fait partie de ces actrices à la fois passionnantes et invisibles. Non parce qu'elle n'apparaît pas souvent au cinéma, mais parce qu'elle s'efface derrière son personnage, au point qu'on en oublie l'actrice qui lui a donné vie. Les esprits un peu chagrins pourront y voir un manque de talent et de personnalité, c'est leur droit ;)
Quoi qu'il en soit, elle a prêté sa (très jolie) silhouette de femme fatale un peu désabusée à de nombreux personnages, pas tous mémorables, mais qui vous sont pourtant peut-être restés en mémoire.
Mais franchement, vous connaissiez son nom ?

Sally "Silk Spectre" Jupiter dans Watchmen de Zack Snyder


 Lucille dans Sin City de Robert Rodriguez

Le clip Always de Bon Jovi

Ashley Schaeffer dans Spin City


Madam Gorski dans Sucker Punch de Zack Snyder

Julia Costello dans Snake Eyes de Brian DePalma

Ingrid Cortez dans Spy Kids de Robert Rodriguez

dimanche 31 mai 2015

L'ART DE DREW STRUZAN (5) : Les affiches refusées

Drew Struzan a pris sa retraite en 2012, dans l'indifférence générale des studios, ce qui n'a pas surpris l'artiste. En effet, son travail ne trouvait plus sa place dans le système hollywoodien de l'affiche de film, qui consistait essentiellement, selon Struzan, à se débarrasser de toute intervention et ambition artistique dans le processus de création des affiches. Pour être clair, cela signifie employer plutôt un petit malin derrière son ordinateur, qui sera beaucoup plus docile qu'un des ces artistes que personne ne comprend. Pour être encore plus clair, cela signifie photoshoper une image plus ou moins explicite du film pour en faire une pseudo-affiche. 
Ci-dessous, un petit aperçu des peintures commandées, payées et jamais utilisées par le studio :

L'affiche refusée de Crocodile Dundee 2 : Paul Hogan trouvait le coucher de soleil trop bleu.
"En Australie", objecta-t-il, "les couchers de soleil sont jaunes." 

L'affiche du premier film Harry Potter (The Philosopher's Stone)
Celle-ci a bien été commandée par Warner, qui avait prévu de demander à Drew Struzan
de réaliser les affiches des films suivants, afi nde leur donner la même cohérence que les Indiana Jones ou les Star Wars.
Malheureusement, le directeur de la publicité de Warner a changé pendant le travail et il a décidé de marquer son nouveau territoire en refusant le concept des affiches cohérentes et en renvoyant Struzan du projet.

C'est celle-ci que personne n'a jamais vue : Drew Struzan s'était préparé à travailler pendant plusieurs années sur Harry Potter et s'était passionné et investi dans le projet. Il n'a pas pu décrocher
et il a peint pour lui-même l'affiche de La chambre des secrets.

C'est avec l'affiche d'Hellboy que Drew Struzan a réalisé que la fin de sa carrière d'artiste approchait.
Son travail était déjà moins demandé, les directeurs artistiques n'étant plus désormais que des financiers élevés à l'informatique, sans la moindre idée, ambition ou perspective artistique.
Si Guillermo Del Toro demande à engager Struzan, c'est parce qu'il est fan de son travail et rêve d'avoir son affiche. Le studio le laisse faire, mais il ignore encore que personne n'a aucune intention d'utiliser l'affiche. Ils cherchent simplement à faire croire le plus longtemps possible à Del Toro, qui travaille pour la première fois pour un grand studio,
qu'il détient un certain pouvoir de décision artistique.
L'affiche ne sera jamais diffusée.

Pour Hellboy 2, Guillermo Del Toro, désormais plus puissant à Hollywood suite au succès du premier Hellboy et du Labyrinthe de Pan, annonce à Drew Struzan qu'il va en peindre l'affiche. Il griffonne pour son ami artiste un dessin sur la nappe en papier du restaurant, et Struzan en réalise une affiche parfaitement fidèle.
L'affiche ne sera jamais, jamais utilisée. Elle est même quasiment impossible à trouver sur Internet. Face à l'incompréhension du réalisateur, Universal va jusqu'à organiser des sondages de rues pour prouver qu'ils ont raison et que Del Toro a tort. Le public désigne évidemment l'affiche de Struzan à chaque fois. C'est pourquoi le studio décide de s'entêter et de ne PAS utiliser l'affiche. Guillermo Del Toro finira par en faire imprimer des grands tirages qu'il présentera au Comic-Con (ce qui, selon Struzan, n'a pas dû manquer d'énerver Universal).
Après ce énième travail maltraité, Drew Struzan, écoeuré, annoncera son départ à la retraite.

Réalisé entre les deux Hellboy, le Labyrinthe de Pan est une nouvelle tentative de Guillermo Del Toro d'obtenir une affiche de Drew Struzan. Tout excité comme d'habitude, le réalisateur discute avec l'artiste,
et ils tombent d'accord sur ce concept de Struzan.
Bien sûr, le studio n'utilisera jamais l'affiche, sinon pour une édition vinyle de la bande originale du film.
Lorsque, à une conférence de presse, un journaliste demande pourquoi le studio n'a pas publié l'affiche, les publicitaires d'Universal repondent que "ça ressemblait trop à une illustration d'art."
"Cette réponse m'a dévasté", confessera Struzan, qui y verra une négation absolue de tout ce qu'il avait toujours cherché à accomplir dans son travail.

Universal avait engagé Struzan pour réaliser les affiches de Waterworld. L'artiste aimait le concept d'un personnage à la fois maître du feu et de l'eau,
apparaissant sur l'affiche entre les deux éléments. Le studio a finalement refusé l'affiche,
avant d'en recycler froidement et maladroitement le concept pour l'affiche définitive.



Une autre affiche pour Waterworld, qui reprend le même concept de maîtrise des deux éléments.



jeudi 28 mai 2015

L'ART DE DREW STRUZAN (4) : Les pochettes d'album

Drew Struzan s'est toujours défendu d'être un cinéphile. Pour lui, en tant qu'artiste, peindre des affiches de films, c'était un boulot. 
C'est d'autant plus vrai que Struzan ne s'est pas consacré au cinéma, il a également réalisé des pochettes de disques dans les années 1970.

Le Greatest Hits d'Alice Cooper, sorti en 1974, alors qu'il s'agit encore d'un groupe de cinq musiciens, représentés en gangsters des années 30, aux côtés d'une pléiade de stars de l'époque, spécialisées dans le film noir : Jean Harlow, Peter Lorre, Groucho Marx, Edward G. Robinson, Humphrey Bogart, Clark Gable...


La célèbre pochette de Welcome To My Nightmare est également signée Drew Struzan

Moins connu, la pochette de Baron von Tollbooth & the Chrome Nun, un album de Paul Kantner, Grace Slick et David Freinberg, sorti en 1973, alors que leur groupe Jefferson Airplane agonisait. 
Sabbath Bloody Sabbath en 1973
La pochette intérieure de Sabbath Bloody Sabbath

Scorching Beauty de Iron Butterfly en 1975