lundi 23 mai 2016

TOP 5 DES LIVRES QUE VOUS NE LIREZ PAS CET ÉTÉ (PARCE QUE VOUS LIREZ LE MIEN ;)

... mais que vous pourriez avoir envie de lire, si vous avez aimé le mien :

1) Les cornichons au chocolat, de Philippe Labro
Celui-là, vous ne me croirez pas si je vous dis que je ne l'avais jamais lu avant d'écrire BODAM. La narratrice, Stéphanie, parle, pense et écrit comme Prune. Si je ne savais pas, je m'accuserai de plagiat.


2) Une place à prendre, de J.K. Rowling
Ma référence du livre choral et le chef d'oeuvre de son auteur (qui en a pourtant écrit des bons, vous les connaissez ?)


3) Muchachas, de Katherine Pancol
Les autres tomes des aventures de Joséphine Cortès auraient tous eu leur place ici, mais c'est l'histoire entre Gary Ward et Calypso Nuñez que je préfère.


4) Toute la beauté du monde, de Marc Esposito
Celui-là, au-delà de l'incroyable justesse dans les sentiments, les revirements, les hésitations, les reculs, les audaces, c'est pour autre chose que je le choisis : la chanson préférée de l'héroïne, c'est 'Still Loving You', et on écoute les Guns et Bon Jovi à Bali. Ah ? On a le droit d'écrire ça dans un livre ? Alors, à mon tour !


5) E=Mc², mon amour, de Patrick Cauvin
Lauren et Daniel sont amoureux, mais ils ont onze ans. Et ça change tout. Et aussi, ils sont surdoués. Et ça ne change rien : ça finit mal, même quand on a onze ans.





lundi 2 mai 2016

A MARVEL JOURNEY THROUGH NEW YORK CITY (3) : The Baxter Building

A MARVEL JOURNEY THROUGH NEW YORK CITY
Un voyage à New York
rythmé par les aventures des héros de Marvel
illustré des photos de Cécile
agrémenté de quelques infos historiques et architecturales
saupoudré d'un peu de snobisme d'ex-New- Yorkais d'adoption nostalgiques

(3)
The Baxter Building

Construit en 1949 par la Leland Baxter Papper Company, le Baxter Building est situé sur 42nd Street, entre Grand Central Station (sur Park Avenue) et La New York Public Library (sur 5th Avenue).


La Grand Central Station, à l'angle de 42nd et Park Avenue
L'intérieur de la Gare, et ses célèbres escaliers

Dans Grand Central

La New York Public Library

L'entrée, de l'intérieur

Un plafond de la Bibliothèque

Mais le Baxter Building ne se dresse pourtant pas à l'adresse annoncée, puisqu'il s'agit d'un immeuble fictif, créé par Stan Lee & Jack Kirby, pour abriter le quartier général des 4 Fantastiques ;)









samedi 23 avril 2016

A MARVEL JOURNEY THROUGH NEW YORK CITY (2) : The Chrysler Building

A MARVEL JOURNEY THROUGH NEW YORK CITY
Un voyage à New York
rythmé par les aventures des héros de Marvel
illustré des photos de Cécile
agrémenté de quelques infos historiques et architecturales
saupoudré d'un peu de snobisme d'ex-New- Yorkais d'adoption nostalgiques

(2)
The Chrysler Building

Dessiné par l'architecte William Van Alen et construit entre 1928 et 1930, en pleine course au plus haut gratte-ciel du monde, le Chrysler Building s'éleva à la vitesse moyenne de 4 étages par semaine (sans victime parmi les ouvriers), pour atteindre les 282 mètres en 1929. 
Un architecte rival de Van Alen fit alors ajouter deux étages à son immeuble du 40 Wall Street pour pour gagner la course vers le ciel. Mais Van Alen gardait un atout dans sa manche et fit hisser sa fameuse flèche en acier inoxydable de 27 tonnes et 58 mètres en 90 minutes le 23 octobre 1929, faisant de son immeuble le plus haut du monde, dépassant même la tour Eiffel (324 mètres).
Le lendemain, la vanité américaine se heurtait à ses propres limites pendant le jeudi noir, effroyable crash boursier à Wall Street, et début de la Grande Dépression.



Chef-d'oeuvre d'art déco, le Chrysler Building est ornementé de nombreuses décorations qui font directement référence aux automobiles éponymes : les gargouilles en forme d'aigle rappellent notamment, et les arc-de-cercles de la pointe représentent des enjoliveurs entremêlés. 



Le Chrysler Building apparaît surtout dans les films Marvel : Spiderman se perche sur une de ses gargouilles dans Spiderman 2, Thor en frappe la flèche pour refermer le portail spacio-temporel des infâmes Chautori dans Avengers, le Surfeur d'Argent et les 4 Fantastiques s'y affrontent.


Les apparitions dans les comics sont plus... comiques : Gorr le Gorille Doré est envoyé sur Terre pour prendre contact avec les 4 Fantastiques. Mais à son arrivée, il se transforme en géant, devient fou, et finit par escalader le Chrysler Building pour échapper aux FF. Ça vous rappelle quelque chose ?




mardi 19 avril 2016

A MARVEL JOURNEY THROUGH NEW YORK CITY (1) : The Flatiron Building

A MARVEL JOURNEY THROUGH NEW YORK CITY
Un voyage à New York
rythmé par les aventures des héros de Marvel
illustré des photos de Cécile
agrémenté de quelques infos historiques et architecturales
saupoudré d'un peu de snobisme d'ex-New- Yorkais d'adoption nostalgiques

(1)
The Flatiron Building

Dessiné par l'architecte Daniel Burnham et construit en 1900-1902, le Fuller Building (de son vrai nom) est le deuxième plus ancien gratte-ciel de New York. Sa forme particulière en triangle, imposée par le croisement des rues (5th Avenue & Broadway) à sa pointe (le seul croisement de NYC n'en respectant pas l'organisation géométrique), lui a valu ce surnom de "fer à repasser", tellement populaire que l'ensemble du quartier est connu sous le nom de Flatiron District.


Haut de 87 mètres pour 22 étages, il abrite aujourd'hui des maisons d'éditions. 
Rien d'étonnant donc à ce que le Daily Bugle, le journal de J. Jonah Jameson, irascible patron de Peter Parker et infatigable pourfendeur de Spiderman, y ait ses bureaux.


Enfin, Le Flatiron a vu l'affrontement de Spiderman et Dr. Octopus et il abrite le repaire du démon Olivier, ennemi du Punisher.

Le démon Olivier et Franbk "Punisher" Castle

Spiderman contre Dr. Octopus




lundi 18 avril 2016

L'ALBUM DE LA SEMAINE (31) : "Ghostlights" - AVANTASIA

Alors oui, disons-le tout net : le nouvel Avantasia est le même que le précédent. Là où un Nightwish sait surprendre sans décevoir à chaque nouveau disque (oui, je sais, ça aide de virer la chanteuse tous les deux albums), Tobias Sammet commence vraiment à se répéter : mêmes chansons (un bon single, un long morceau épique de 10/12 minutes, un speed metal starring Michael Kiske, un gros morceau bien heavy, une ballade avec voix féminine, deux ou trois mid-tempo metal bien troussés, un drôle de titre avec un chanteur à voix caverneuse, un final bombastique et mélancolique starring Bob Catley), mêmes musiciens, mêmes chanteurs invités (Kiske, Jorn, Ronnie Atkins, Bob Catley), il n'y a que l'ordre des morceaux qui change un peu, et encore.
Oui, c'est vrai, tout ça est vrai, sauf que.
Sauf que.
Sauf que d'abord, c'est pareil pour Iron Maiden ou AC/DC, et que personne ne le leur reproche. Normal, c'est comme ça qu'ils assurent depuis presque quarante ans (mais Steve Harris et Angus Young ne crient à tout bout d'interview qu'ils sont des génies et que leur musique est immortelle, comme le fait un peu trop Tobias Sammet depuis quelque temps).
Et sauf que autre chose aussi.
Disons-le aussi tout net : chaque nouvel album d'Avantasia est le meilleur de tous. Oui, les morceaux se ressemblent à mort, parfois carrément jusqu'à l'auto-plagiat, mais ils sont chaque fois encore plus réussis, mémorables, essentiels. Dans ce Ghostlights, le single est magistral, très inspiré de Meat Loaf période Jim Steinman ("Mystery Of A Blood Red Rose"), le speed starring Michael Kiske est absolument sidérant ("Ghostlights"), les mid-tempo sont époustouflants (notamment ce "Unchain The Night" avec un Michael Kiske encore une fois hallucinant), le morceau final bouleversant (cette intervention de Cloudy Yang dans les derniers moments !). Et les guests, s'ils sont attendus, sont parfaits : Kiske et Catley, bien sûr, mais aussi le phénoménal Jorn Lande et le formidable (et injustement méconnu) Ronnie Atkins. Et les nouveaux n'ont pas à se cacher : Geoff Tate (malheureusement sur le seul morceau qui me plaît moins, le heavy "Seduction Of Decay"), la bête Dee Snider et le viking Marco Hietala. Oh, et la voix féminine sur la ballade ? Cette fois, c'est la sublime Sharon Den Adel. la plus féérique des chanteuses de metal symphonique, à qui Tobias offre une chanson sur mesure.
Et encore une fois, Tobias Sammet parvient à placer un morceau qu'on n'attendait pas, le troublant "Lucifer", mi-ballade au piano, mi-cri de révolte rageur, tout d'émotion pure.
Alors merci pour ce nouveau disque, Master Sammet, et faîtes qu'il y en ait beaucoup d'autres, toujours plus beaux (mais arrêtez les interviews d'auto-célébration ;)


L'ALBUM DE LA SEMAINE (30) : "Mechanical Resonance" - TESLA

Back from New York avec dans la poche ce Mechanical Resonance, dégoté chez le meilleur disquaire de Bleecker Street. Je le connaissais déjà (le disque, pas le Record Store), mais c'était l'occasion de l'acheter. Et de devenir aussitôt l'album de la semaine du retour (c'est Streets de Savatage qui aura eu l'honneur d'être l'album du voyage : comment arpenter les rues de NYC sans chanter "Streets", comment découvrir la Cathédrale sans chanter "St Patrick's", comment esquiver les (désormais très rares) dealers sans chanter "Jesus Saves", comment donner un dollar aux homeless sans chanter "New York City Don't Mean Nothing", comment voir les tours jumelles fantômes sans chanter "Believe" ?)
Mais revenons à Tesla (quel fantastique nom de groupe, au passage !)
Qui aurait cru que ces cinq kids de Sacramento (moyenne d'âge vingt ans) balanceraient un premier album pareil, aussi personnel et maîtrisé ? D'accord, merci à la prod au carré de la paire Thompson/Barbiero (pas une ride depuis 1986, tout le monde ne peut pas en dire autant), merci aussi à Tom Zutaut (découvreur de talents chevronné, Dokken et Mötley Crüe à son tableau de chasse), qui accepta de les signer à condition qu'ils arrêtent d'essayer d'écrire des hit singles et qu'ils commencent à jouer avec leur tripes. Et les cinq Tesla ont eu raison de l'écouter, et merci à eux de l'avoir fait !
Hard rock chaloupé et blues rock hargneux, la musique de Tesla, tout en feeling rugueux et mélodies fougueuses, n'est pas sans ressembler à celle d'Aerosmith, sans le cirque de Steven Tyler et les tubes de Desmond Child. Du plus heavy ("Love Me", "Cover Queen") au plus bluesy ("Gettin' Better", "We're No Good Together"), en passant par la lonesome cow-boy song rageuse ("Modern Day Cowboy", qui rappelle le "Wanted Dead Or Alive" de BJ) et le pur rock sombre et mélancolique ("Changes"), les Tesla maîtrisent leur affaire comme des vieux briscards qui n'ont plus rien à apprendre. Pas mal pour un premier album, non ?
Et Telsa ne s'arrêtera pas là, puisque sortira en 1989 le formidable The Great Radio Controversy, avec le chef d'oeuvre "Love Song", qui deviendra, sans calcul et avec les tripes, un hit single bien mérité.
Mais ce Mechanical Resonance, coup d'essai et coup de  maître, restera pour moi leur album-référence, un peu comme le premier album éponyme de Skid Row. Tiens, c'est l'autre disque que j'ai acheté au Bleecker Street Record Store à New York ;)



mercredi 2 mars 2016

L'ALBUM DE LA SEMAINE (29) : "The Neon God, Part 1" - W.A.S.P.

Celui-là n'est pas une révélation, plutôt une redécouverte. J'avais acheté les deux Neon God pour leur ressemblance conceptuelle avec le formidable Crimson Idol, mais je les avais finalement moins écoutés et je n'en avais pas percé tous les secrets.
Je les ai réécoutés ces derniers temps pour une raison un peu spéciale. J'ai envie depuis longtemps de réaliser un montage avec Phantom Of The Paradise, et je sais qu'il me faut une chanson de W.A.S.P. pour l'accompagner. Pourquoi ? Parce que les personnages des chansons ressemblent à ceux du film : injustement maltraités jusqu'à basculer dans la folie meurtrière et l'auto-destruction, en quête de gloire et de reconnaissance jusqu'à y perdre leur âme (et que les hurlements sataniques de Blackie Lawless sont les mêmes que ceux du Phantom dans ses pires moments de folie meurtrière et de désespoir sanguinaire).
Mais je me suis finalement avoué vaincu. Impossible de trouver une chanson aussi tragique, grand guignol, fantastique, baroque que le film. Je veux dire, il faut pouvoir monter à la fois les poursuites en accéléré façon Benny Hill et le suicide éternel de Winslow !
Mais mes recherches m'ont amené à me replonger dans les disques de W.A.S.P. de manière assez obsessionnelle, et c'est ce Neon God Part 1 méconnu qui s'est imposé (#).
Après une ouverture classique à la Tommy (anthologie de tous les thèmes du disque en version instrumentale ; les thèmes sont tous mémorables, donc forcément, ça rend bien ;), et un morceau très court de transition (il y en a plusieurs sur l'album, de moins d'une minute, tous très simples et très bien écrits, souvent acoustiques, avec une ligne vocale répétée comme une complainte), Blackie attaque sur un "Wishing Well", sympa et efficace, mais qui ne sera qu'un prélude au fabuleux "Sister Sadie", gros morceau de bravoure du disque, largement au niveau du "Chainsaw Charlie" de The Crimson Idol, auquel on pense souvent.
"The Rise", qui donne son titre au disque, est un morceau court, mais plein d'émotion, avant le classic-WASP "Asylum #9", très réussi, tout comme "X.T.C. Riders" un peu plus loin.
"The Red Room Of The Rising Sun" fait figure de rareté avec son B3 Hammond inattendu (en hommage au "House Of The Rising Sun" des Animals ?).
Habitué des ballades désespérées, Blackie signe ici sa plus déchirante avec "The Raging Storm", qui conclut magistralement le disque, et qui arrivait en tête de liste de mes chansons préférées pour le montage. A égalité avec "What I'll Never Find", plus classique, mais bien crève-cœur aussi.
Bref, un disque très inspiré et maîtrisé, qui ne mérite ni sa petite réputation, ni de disparaître dans l'ombre de son glorieux modèle écarlate.
Pour ma part, j'ai fini par préférer The Neon God.

Cliquez sur l'image pour écouter "The Raging Storm"


(#) La seconde partie est un bon disque, mais moins marquant, à l'exception du monumental "The Last Redemption", 14 minutes d'une sorte de résumé étincelant du double album et de ses thèmes les plus marquants.