


Regardons les choses en face, ce Psycho City n'est qu'un écrin de classique et honnête facture pour un joyau inestimable : "Love Is A Lie".
Que serait Blind Guardian sans la voix si extraordinairement caractéristique de Hansi Kürsch ? Rien moins qu'un magistral groupe de power metal aux morceaux ultra sophistiqués (oubliez le traditionnel couplet/refrain/couplet/refrain/solo/refrain) et aux orchestrations classiques et métalliques sidérantes de maîtrise et de puissance.
Tobias Sammet a toujours tracé une ligne musicale bien distincte entre son groupe Edguy et son projet plus personnel Avantasia : "Ce sont deux choses différentes. Si Avantasia traite de sujets assez "sérieux", Edguy aborde la musique avec davantage d'humour et de légèreté."
On connaît les records : douze millions d'exemplaires vendus dont 450 000 en un seul jour (thanks to "Pour Some Sugar On Me"), sept singles sur douze morceaux, un handicap quasi insurmontable (le batteur Rick Allen perd son bras gauche avant l’enregistrement) élevé en extraordinaire atout musical (la batterie électronique qui obligea Def Leppard à inventer un nouveau son). Au-delà de la légende, qu'en reste-t-il vingt-cinq ans après ? Tout simplement une promesse tenue : Hysteria est un album prodigieux qui occupe pour toujours une place dans le cœur de celui qui l'a compris.
L'album du grand retour pour Iron Maiden : au même moment, l'ex-démissionnaire Bruce Dickinson reprend le micro et l'ex-première guitare Adrian Smith devient la troisième (!) guitare d'un groupe en pente douce. Ces deux ex-nouvelles pièces vont considérablement relancer l'inspiration de la bande, à nouveau au grand complet et même un peu plus.
Pour la bande originale de mon trajet en voiture au festival d'Angoulême 2011 (six heures de route, quand même), j'avais choisi tous mes albums de GottHard (sauf LipService que j'avais laissé dans l'autoradio de notre autre voiture, crétin que je suis) : G, Open, HomeRun, Human Zoo, D-Frosted et ce Domino Effect. Je les ai alors fait défiler un peu au hasard dans l'auto-radio, avec un plaisir toujours égal. Coup de chance pour les autres disques : je n'ai pas commencé par Domino Effect. Sinon, aucun n'aurait pu lui succéder, et c'est finalement trois heures de Domino Effect en boucle qui ont accompagné mon voyage.