jeudi 26 février 2026

JOUR 9 : DOUBLE FEATURE

DOUBLE FEATURE : SUPER-HÉROS ENTRE RÊVE ET CAUCHEMAR

SUPERMAN, de James Gunn (2025)

Déjà aux commandes des formidables Suicide Squad (celui sans Will Smith, merci) et The Peacemaker, James Gunn continue d'imprimer son empreinte d'auteur sur un univers DC qui n'attendait que ça. Dès les premières minutes, il réinvente le "film de Superman" en nous épargnant le récit des origines, puis en balançant le personnage, vaincu et fracassé, aux portes de sa forteresse de solitude, avant de désamorcer immédiatement la tension avec le super-chien Krypto, qui va le traîner par la cape, pour une scène aussi ridicule que touchante. C'est, en quelques mots et quelques plans, l'inimitable James Gunn's touch : cet équilibre casse-gueule d'héroïsme maladroit, de punchlines irrésistibles, d'action fulgurante, le tout raconté avec une tendresse et une sincérité évidentes et communicatives, en pleine confiance et complicité avec le public. 

MATRIX RESURRECTIONS, de Lana Wachowski (2021)

Quelle nouvelle histoire raconter, alors qu'il y a vingt ans de cela, la trilogie historique se concluait avec la victoire de Néo et Trinity sur la Matrice, au prix du sacrifice de leur vie ? Tout simplement, la seule qui en vaille la peine, la même depuis toujours : celle de deux êtres que rien ne peut séparer, pas même la mort. Égarés dans une réalité qui serait celle de la fameuse trilogie qui n'aurait été qu'un jeu vidéo, inversant et recréant vraie fiction et fausse fiction dans un maelstrom pirandellien, Néo et Trinity se reconnaissent sans oser se l'avouer, s'approchent sans oser y croire, et rêvent qu'ils sont ce qu'ils étaient, et craignent de n'être pas vraiment ni là ni eux. C'est magique, fascinant, bouleversant, c'est explosif, fou furieux, exaltant, c'est incompréhensible et limpide à la fois, et c'est pour ça qu'on aime Matrix.

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