Je marche seul
samedi 18 juillet 2026
mercredi 4 mars 2026
mardi 3 mars 2026
JOUR 15 : TRIPLE FEATURE
TRIPLE FEATURE : PARCE QU'IL FAUT BIEN (trouver une raison d') EN FINIR
LA RIVIÈRE DE LA POUDRE, de Luis King (1953)
Vu, revu et re-revu au siècle dernier, je n'en avais gardé qu'un seul souvenir: le fabuleux ceinturon avec étui au genou, confectionné et décoré à l'indienne du pistolero. Autant dire juste un souvenir d'enfant pim-pam-poum (je m'étais fabriqué le même avec mes ceintures et hoslter en cuir), et donc probablement un tout petit film, avec un acteur oublié (Rory Calhoun, le fourbe fiancé de Marilyn dans Rivière sans retour) et un réalisateur inconnu (Louis King, quelqu'un ?). Alors ? Alors pas du tout ! C'est un formidable film, très bien écrit, et rempli d'excellentes idées (inspiré de l'œuvre du romancier/scénariste Stuart N. Lake, également biographe crédule de la crapule Wyatt Earp): le docteur/pistolero atteint d'une tumeur au cerveau et qui cherche désormais une raison de se faire tuer, le shérif à la réputation d'intouchable et qui refuse désormais de porter un colt, les deux inéluctablement promis à se retrouver face à face, et le duel tant attendu (à la fois véritable climax : le shérif bouclera son ceinturon / le pistolero au ceinturon mythique dégainera pour la seule et unique fois du film ; mais aussi rendez-vous sans gloire ni prestige, dans une contre-allée sans témoin) sera également plein de surprises. Et les personnages féminins, à la posture classique (la tenancière de saloon un peu vulgaire ; la jeune fille de l'Est un peu perdue) sont aussi bien joliment et subtilement dessinés. Un vrai chef-d'œuvre méconnu !
Un beau dernier tour de piste pour la vieille bête meurtrie John Rambo, pour un film très respectueux du personnage cocréé par le romancier David Morell et le scénariste/interprète Sylvester Stallone, encore une fois ultra-violent, incontrôlable et traumatisé, et plus touchant encore que d'ordinaire, parce qu'il a cru pouvoir s'inventer un présent en famille et le protéger de la sauvagerie du monde. Film émouvant et sanglant, aux allures de testament, Rambo : Last Blood est un adieu réussi à un personnage mythique.
IMPITOYABLE, de Clint Eastwood (1992)
Le chef-d'œuvre crépusculaire de Clint Eastwood, le film qui a changé pour toujours le western de cinéma, défiant et sabordant les clichés du western pour mieux le désacraliser et en faire enfin un genre historique. Finis les duels au soleil, les chevauchées fantastiques et les hommes aux colts d'or, place aux gunfighters sadiques, traumatisés, alcooliques, bigleux, prisonniers des cauchemars d'un Ouest qui sent la charogne et le mensonge. De passage à tabac sadique sous un soleil transpirant en tuerie chaotique sous une pluie de jugement dernier, d'exécution sommaire sur le trou à merde en torture à coups de fouet, l'Ouest légendaire d'Impitoyable fait mal et s'abîme dans la nuit, sans espoir de rédemption. Quand la légende devient réalité, Clint filme la réalité.
JOUR 14 : TRIPLE FEATURE
TRIPLE FEATURE : UN CONTRE TOUS, TOUS CONTRE UN
RAMBO, de Ted Kotcheff (1982)
Je le regarde pour la première fois en version originale (non-sous-titrée, je le connais par cœur en version française) pour entendre enfin les vrais (et bouleversants) pleurnichements d'enfant martyr et glapissements d'animal blessé de Sylvester Stallone, ici au sommet de son jeu de bête sauvage et désespérée.
JOSEY WALES, HORS-LA-LOI, de Clint Eastwood (1976)
JOHN WICK 4, de Chad Stahelski (2023)
L'ultime chapitre de la saga John Wick est aussi le plus dément, le plus bouleversant et le plus mythologique. Un film fou, furieux et désespéré comme une danse de mort, en mode metal alternatif, et par toutes les armes possibles, du katana au pistolet TTI Pit Viper, du nunchaku au fusil mitrailleur, en passant par un pistolet de duel vintage et un fusil à balles explosives délirant.






























