jeudi 8 décembre 2016

250 RAISONS D'AIMER LE CINÉMA (71-80)

71. 7 mercenaires, 12 hommes en colère, 12 salopards.


Les sept mercenaires, de John Sturges (1960)
Un chouette montage thème du film + scènes :


Douze hommes en colère, de Sidney Lumet (1957)
La scène du premier vote, et Henry Fonda qui vote "non coupable" :


Douze salopards, de Robert Aldrich (1967)
La scène de l'appel dans la cour, en VF, avec Marcel Bozuffi au "9" et Jacques Thébaud au "11" :


72. La garde à vue de Serrault par Ventura.


73. "Je suis Spartacus ! C'est moi, Spartacus !"
Spartacus, esclave et gladiateur révolté, a appelé tous les esclaves à échapper à leurs maîtres romains et à le rejoindre. Forte de milliers d'hommes, de femmes, d'enfants et de vieillards, cette armée des damnés de Rome en quête de liberté fait trembler l'Empire.
Mais, trahi alors qu'il s'apprêtait à quitter l'Italie, Spartacus est battu par les légions de Marcus Crassus et son armée est massacrée.
Après la bataille, Crassus, qui redoute davantage la légende que l'homme, cherche à "identifier le corps ou la personne vivante de l'esclave Spartacus." Il promet la vie sauve à tous ceux qui l'aideront dans cette recherche, les autres subiront le terrible supplice de la crucifixion.
A ces mots, Spartacus, qui a survécu, se lève pour se faire connaître et épargner ses frères d'armes et de sang.


75. Directed by Edward Burns.
Des petites merveilles de comédies romantiques indépendantes, new-yorkaises et fières de l'être. Du Woody Allen en moins cérébral et en plus touchant. 







76. Leon et Mathilda.




77. R.P. McMurphy et R.J . McReady.
Pour la ressemblance marrante entre les deux noms :

Jack Nicholson dans Vol au-dessus d'un nid de coucou, de Milos Forman (1976)

Kurt Russell dans The Thing, de John Carpenter (1982)

78. Terence Hill et Bud Spencer.
Les meilleurs bourre-pifs du cinéma ! 


79. L'audition de Red Stovall à Nashville.
Dans Honkytonk Man, de Clint Eastwood (1982)
Red Stovall est un bluesman paumé et tuberculeux, qui a enfin décroché la chance de sa vie, une audition au légendaire Grand Ole Opry de Nashville. Il emmène avec lui son neveu Whit dans un road trip jusqu'au Tennessee. Apprentissage de la vie pour l'un, cheminement vers la mort pour l'autre, Honkytonk Man est un bouleversant voyage initiatique, qui trouve sa conclusion pendant l'enregistrement de la chanson-titre, que Red ne finira jamais (et c'est Clint lui-même qui chante) :


80. Pam Grier "across 110th street".
L'ouverture de Jackie Brown, de Quentin Tarantino (1997)





mercredi 7 décembre 2016

250 RAISONS D'AIMER LE CINÉMA (61-70)

61. Sortir de la salle et être surpris de voir qu'il fait encore jour dehors.

62. Hugh Grant & Andie, Julia, Rachel, Martine, Drew.
Andie McDowell dans Quatre mariages et un enterrement, de Mike Newell (1994)


Julia Roberts dans Coup de foudre à Notting Hill, de Roger Mitchell (1999)

Rachel Weisz dans Pour un garçon, de Chris et Paul Weitz (2002)
Martine McCutcheon dans Love Actually, de Richard Curtis (2003)


Drew Barrymore dans Le come-back, de Marc Lawrence (2007)

63. Voir grandir Jennifer Connelly.

Enfant dans Il était une fois en Amérique, de Sergio Leone (1984) :



Ado dans Labyrinthe, de Jim Henson (1986) :

Adulte dans Requiem for a dream, de Darren Aronofsky (2000)


63. Joss Whedon faisait aussi de la télé, avant.
Avant les fabuleux Avengers, Joss Whedon a créé des séries essentielles :

L'horrifique et initiatique Buffy The Vampire Slayer (1997-2004)

Le visionnaire DollHouse (2009-2010)

Le western galactique Firefly (2002-2003)

66. « Why are you wearing that stupid man suit ?"
Dans Donnie Darko, de Richard Kelly (2001), avec Jake Gyllenhall, tout jeune, mais déjà sidérant de charisme énigmatique et inquiétante, comme une illustration de l'expression américaine, "he's an accident waiting to happen".



67. Jocelyn Beaumont ne montera jamais dans l’hélicoptère.
Chronique d'une mort annoncée et organisée par l'agent spécial Beaumont dans Le professionnel, de George Lautner (1981). 
Décidé à se venger des services secrets français qui l'avaient chargé d'assassiner le dictateur du Malagaoui avant de le lâcher en pleine mission, Jocelyn Beaumont s'évade du bagne africain et revient en France pour terminer la mission. 
Le dictateur, en visite officielle, sera tué, mais pas de la main de Beaumont. "Ce n'est pas une bavure, c'est une machination", dira le Colonel Martin, après son échec à arrêter l'agent rebelle.
Beaumont, sa vengeance accomplie, marchera vers la mort qu'il s'est choisie.
Une des seules scènes où Belmondo meurt (avec Borsalino, de Jacques Deray et L'héritier, de Philippe Labro).






68. L’audition de Jennifer Beals dans Flashdance.


69. Il était une fois un couteau et un crocodile en Australie.
Crocodile Dundee, de Peter Faiman (1986)


70. Ne pas réussir à choisir son film préféré de Billy Wilder.
Des merveilles de comédies romantiques douces-amères, avec Audrey Hepburn, Shirley McLaine et Marilyn Monroe, touchantes et craquantes comme jamais. Et toujours la Wilder touch, acide et sucrée à la fois.
























mardi 6 décembre 2016

250 RAISONS D'AIMER LE CINÉMA (51-60)

51. Être tout seul dans la salle.

52. Voir Alain Delon courir, sourire, mourir.

53. “Tech support ! Tech support !”
Dans "Vanilla Sky", de Cameron Crowe, quand David Aames (Cruise) comprend que tout est dans sa tête, avec "Good Vibrations" en bande-son :




54. Le dépucelage d'Adso dans Le nom de la rose.
La plus belle scène de sexe jamais filmée :


55. King Kong en 1933, King Kong en 2005.




57. Ethan Hunt ou Jason Bourne ?
Pour vous aider, la meilleure scène de chacun :
- Ethan Hunt sur la paroi d'une tour de Dubaï, dans Mission:Impossible - Protocole Fantôme, de Brad Bird (2011)



- Jason Bourne à la gare de Waterloo à Londres, dans La mort dans la peau, de Paul Greengrass (2004) :



58. Le regard d’Aragorn avant de foncer sur la black gate of Mordor, alors qu’il pense que tout est perdu : “For Frodo.”

59. Voir Nathan Fillion sur grand écran.
Dans Serenity, de Joss Whedon !



60. Patrick Poivey, Luq Hamet, Dominique Collignon-Maurin, Damien Boisseau, Damien Witecka, Jean-Pierre Moulin, Jacques Franz, Jean-Claude Michel, Thierry Desroses.
La voix de leurs maîtres :
Bruce Willis

Matt Damon 

Leonardo DiCaprio 

Nicolas Cage et Gary Oldman 

Mel Gisbson et Robert De Niro 

Jack Nicholson 

Samuel L. Jackson 

Michael J. Fox





lundi 5 décembre 2016

250 RAISONS D'AIMER LE CINÉMA (41-50)

43. "He's the one."
Matrix, de Andy & Larry Wachowski (1999)


44. Assister à une représentation au Silencio.
Mulholland Drive, de David Lynch (2001)


45. Chico Marx au piano.



46. Janis Joplin dans un bar toujours désert.
Dans La ville est tranquille, de Robert Guédiguian (2000), Gérard, patron de bar sans clients, traîne son passé trouble (tueur à gages ? gangster ? flic de choc ?), son dégoût de la vie et son amour pour Michèle, et attend sa fin, qu'il provoquera sur le sublime "Cry Baby" de Janis. 


47. Vincent, François, Paul, César, Rosalie, Nelly, Max, et les autres.
Les films de Claude Sautet.






48. Cheyenne et Jill, Kyle et Sarah, Jack et Rose, Winslow et Phoenix ne seront jamais ensemble.

Il était une fois dans l'Ouest, de Sergio Leone (1969)

Terminator, de James Cameron (1984)

Titanic, de James Cameron (1997)

Phantom of the Paradise, de Brian De Palma (1975)

49. Les bruits en gros plan chez Quentin Tarantino.



50. David Bowie est aussi chanteur.
Comme l'a dit Zia en voyant Labyrinthe : "Le monsieur, il a une belle tête, il est bien habillé, il chante bien, il est pas vraiment méchant, si ?"



dimanche 4 décembre 2016

250 RAISONS D'AIMER LE CINÉMA (31-40)

31. Rêver à l'adaptation de son roman.


32. Ennio Morricone.
Le maestro n'est pas seulement le compositeur des bandes originales absolument essentielles des films de Sergio Leone, il est aussi l'auteur d'autres musiques indispensables, qu'il est inimaginable de lister ici. Ne vous privez pas du bonheur de les (ré)entendre :







35. Ennio Morricone et Sergio Leone.
Mais les plus inoubliables restent celles qu'il a composé pour son ami Sergio Leone, qui disait de Morricone qu'il n'était pas son musicien, mais son scénariste. 
N'importe quelle musique, n'importe quelle scène aurait mérité sa place ici, je choisis la première qu'ils ont "chorégraphiée" - le mot n'est pas trop fort - ensemble :



34. Truman trouve enfin la sortie de sa prison.
The Truman Show, de Peter Weir (1998).



35. "You killed my father, prepare to die." avec l'accent espagnol.
The Princess Bride, de Rob Reiner (1987)


36. "You killed my father ? Big mistake." avec l'accent autrichien.
Last Action Hero, de John McTiernan (1993)



37. Les tics du visage de Takeshi Kitano.



38. Le jour où on comprend, après avoir vu Rio Bravo cent fois depuis qu’on est môme, pourquoi John Wayne, après avoir pris Angie Dickinson dans ses bras pour l’emmener dans sa chambre, se lève le lendemain matin en souriant, content de lui et coupe sans arrêt la parole à Dean Martin, épuisé de sa nuit blanche et tourmentée.
C'est parce qu'il l'a baisée !

39. Tennessee Williams par Richard Brooks, James Ellroy par Curtis Hanson, Bruce Springsteen par Sean Penn, William Shakespeare par Kenneth Branagh, Victor Hugo par Walt Disney.







40. Alfred Hitchcock par Brian De Palma, Steven Spielberg par J.J. Abrams, Sergio Leone par Quentin Tarantino.
L'héritage de Spielberg saute aux yeux dans cette histoire de gosses à vélo qui aident un alien (beaucoup plus hostile que E.T.) à rentrer chez lui. Le mogul à casquette ne s'y est pas trompé et il adoube son successeur en produisant le film.



On a souvent reproché à Brian De Palma de trop s'inspirer d'Hitchcock, voire de se contenter de le copier. On a tort. De Palma a simplement trouvé chez le maître du suspense un écho à ses propres obsessions (le voyeurisme, la dualité de l'identité, les faux-semblants...) et un modèle virtuose à ses ambitions visuelles.
De Pulsions (où un tueur se déguise en femme pour frapper) à Body Double (où un acteur de série Z observe presque malgré lui sa voisine au téléscope), Brian De Palm a poussé le hitchcockisme dans ses recoins les plus pervers et les plus nauséabonds. Plus fils spirituel que plagieur, donc.


Quentin Tarantino s'est toujours déclaré fan de Sergio Leone. C'est flagrant dans l'inoubliable scène de duel entre Oren Ishii et The Bride de Kill Bill, vol 1. Les bruits, l'attente, les regards, la tension, c'est tout Leone. Ce n'est pourtant pas Ennio Morricone à la musique, mais le splendide (et inattendu) Don't Let Me Be Misunderstood par Santa Esmeralda :







samedi 3 décembre 2016

250 RAISONS D'AIMER LE CINÉMA (21-30)

21. Vice Versa vaut tous les manuels d'éducation du monde.



22. Le dernier regard d’Alain Delon dans Deux hommes dans la ville vaut tous les réquisitoires contre la peine de mort.
Le personnage joué par Delon est coupable de meurtre, pas de doute là-dessus. Décidé à filer droit après sa sortie de prison (pour braquage de banque), il est harcelé par le policier qui l'a arrêté et qui se refuse à croire aux bonnes intentions de l'ex-taulard. Poussé à bout, Delon perd les pédales et le tue.
Verdict : coupable. Sentence : la guillotine.
Pas d'erreur judiciaire dans ce dernier regard, juste cette bonne vieille terreur de la mort, que personne ne mérite de ressentir.


23. "Give me the child."
Tout est merveilleux dans Labyrinthe, de Jim Henson. Merveilleux, au vrai sens du terme. Celui des contes de fées, récits déguisés de mise en garde faits aux petites filles, contre les grands méchants loups, dont on tombe si facilement amoureuse.
Les créatures, les décors, les mots, tout fera toujours rêver dans ce labyrinthe.
La tirade de fin, où on voit si bien l'attirance et la peur de Sarah pour Jared, et vice-versa :


24. Romy Schneider.
Bon, d'accord, peut-être pas dans Sissi, mais dans tous les autres. Chez Claude Sautet surtout, mais aussi avec Delon dans La piscine.







25. Dans les films des frères Coen, George Clooney et Brad Pitt jouent de parfaits abrutis.
Pas seulement dans Burn after reading, mais commençons par là ;)


26. La mort d'Elias dans Platoon.
Quand l'hélico décolle, tous pensent qu'Elias est déjà mort. Le brutal sergent Barnes (Tom Berenger, qui n'a jamais été aussi bien qu'ici), lancé à se recherche, dit avoir vu son corps, alors qu'il l'a lui-même abattu et laissé pour mort. 
Tout ici est d'une bêtise tragique à faire pleurer : Elias, seul, désarmé, poursuivi, exécuté, les bras levés vers l'hélico, le ciel, en une dernière prière sacrifiée ; la musique déchirante (l'adagio de Samuel Barber), la rage et la frustration des soldats impuissants dans l'hélicoptère ; le visage de Barnes, indéchiffrable, entre fatalité et défiance.



27. Raiponce entre dans la danse et le royaume retrouve sa petite princesse disparue.
Plus belle encore que la scène des lanternes, cette invitation à la danse fait souffler dans le royaume meurtri un vent de bonheur et de vie que les villageois n'espéraient plus. Et sans le savoir, leur petite princesse les a enfin sauvés. Ou le contraire ? 


28. Le capitaine Vidal appuie sur la détente et le royaume retrouve sa petite princesse disparue.
Chronique d'une mort annoncée depuis les premières images, Le labyrinthe de Pan est un récit initiatique à l'envers : l'enfant devra remporter les épreuves, déjouer les pièges et franchir les obstacles pour avoir le droit de mourir, et enfin, être sauvée.
Si la petite Ivana Baquero est très bien, Sergi Lopez est magistral en capitaine possédé par sa conception du devoir et prêt à tout pour ne pas en dévier.


29. Le point de non retour est un documentaire sur le visage de Lee Marvin.
Et c'est le réalisateur John Boorman lui-même qui le dit. Et en effet, Lee Marvin, toujours formidable, est ici véritablement bluffant de violence sèche et de détermination menaçante. Pas étonnant que Tarantino se déclare "fanatique de Lee Marvin". La bande-annonce :


30. Trente ans après, la prouesse inégalée de Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
D'ailleurs, personne ne s'y est plus risqué depuis. À savourer dans la plus géniale des VF, la scène de l'exécution ratée de Roger : 'Ecoute, Eddie, quand ze dis ze veux, c'est ze veux!"